mercredi 27 avril 2011
72 ans de Batman
lundi 8 novembre 2010
Red Hood: The Lost Days
Il y a une véritable sensation de finalité dans « Red Hood : The Lost Days ». Le dialogue entre Jason et Talia achève la boucle et se présente comme une introduction très réussie. Suspense, action, apprentissage, violence, héroïsme et émotions sont les éléments de cet arc prenant de bout en bout, très bien écrit, et qui permet de retrouver le Jason Todd que Winnick a su nous faire apprécier. A la fin, on est satisfait, mais aussi déçu que l’aventure ne soit pas plus longue.
dimanche 29 août 2010
Hell's Kitchen, le paradis des comics?
Milla Donovan, qui dédiait sa vie à ce quartier, anciennement connu sous le nom de Clinton. Dans les faits, On se trouve dans la cuisine du diable lorsqu’on circule entre les 34ème et 57ème rues, entre la 8ème avenue et l’Hudson River.
De façon aussi surprenante, les habitants n’affichent pas le joli surnom dont on a affublé leur quartier. Faut-il être susceptible pour ne pas vouloir être traité de rebuts du diable ! Pour le fan de comics de passage à Manhattan, un arrêt dans le fief du gardien diable est obligatoire. Dès les premiers pas, on est happé par cette ambiance si différente de midtown. La foule se fait moins pressante, les couleurs sont plus unies, dans des tons rougeâtres, et le poids de la religion y semble important.
Pas de plaques dorées d’avocats réputés, ce qui ne surprend pas, car l’atmosphère est moins huppée que dans d’autres endroits plus réputés. On ne se sent pas réellement dans un nid de guêpes, et on ne reconnaît pas nécessairement toutes les ruelles dessinées lors des nombreux exploits de Daredevil, mais il y a une véritable atmosphère, unique, et qui mérite le détour.
A la limite de la frontière invisible de la cuisine, sur la 40ème rue, se trouve un autre passage inévitable : midtown comic, l’ une des plus grandes enseignes de comic books, présente également à Harlem. Le rêve de tout lecteur. A l’extérieur, une grande affiche, mais l’établissement semble petit. Les escaliers se trouvent dans un tout petit couloir, et on a l’impression de pénétrer dans l’arrière boutique d’une épicerie de la mafia. Puis une fois l’étage atteint, on est confronté à de larges rangées d’ étagères, où tout ce qui s’est fait sur les comics semble être entreposé. Sur la droite, les sorties du mois, ou de la semaine, au milieu, les fameux Trade paper book, et sur la gauche, les revues mensuelles des précédents mois, voire des précédentes années.
Je connaissais déjà les « Essential » de chez Marvel comics. Ces fameux recueils en noir et blanc, dédié à un personnage ou une équipe et contenant pas moins de 20 à 25 histoires pour un prix dérisoire (de l’ordre de 15 euros), puisque je possède les 4 premiers volumes dédiés au diable rouge (le 5ème venant d’être publié). Mais j’ai eu le plaisir de découvrir les « showcase presents » de chez Dc Comics. Formule équivalente, prix presque identique… une autre bonne affaire en perspective. Ce qui m’a permis de me plonger dans quelques épisodes de Batman faisant suite à la série tv de 1966 avec Adam West. L’ambiance y est très décontractée, et on trouve beaucoup de points communs avec les premières aventures de tête à cornes. Ce n’est pas ma version préférée de l’homme chauve souris, mais le plaisir reste intact.
Mais le centre de Manhattan n’est pas non plus avare en rencontre super-héroïques ! Un petit tour dans le magasin Toy’s rus permet non seulement de se faire hurler dessus par un T-rex, ou d’admirer des reproductions de l’empire state ou du chrysler building en lego, mais aussi d’assister en direct aux exploits de l’homme d’acier ou de l’homme araignée !
Enfin n’oublions pas Jack Nicholson en Joker dans « Planet Hollywood » !
Enfin, c’est par un hasard incroyable que j’ai rencontré des célébrités en plein Time Square, alors que je portais précisément à ce moment-là mon t-shirt illustré de la couverture de l’épisode 655 de Batman (dessinée par Andy Kubert). J’ai donc pu saisir au vol la silhouette d’un Joker surprenant, au look très « The Dark Knight », et surtout de prendre une photo avec le chevalier noir lui-même.
Un voyage riche en expériences comics, pour un article qui rouvre l’activité d’un blog un peu trop en vacances dernièrement !
mardi 29 juin 2010
le cinéma de Hong Kong et les comics: deux approches différentes?

En discutant sur un forum spécialisé dans le cinéma de Hong Kong (http://www.hkcinemagic.com/ où vous pourrez lire certaines de mes critiques de films ;-), j’ai eu un échange à propos d’un film qui s’inscrit dans un univers super héroïque : « Heroic Trio ». Mon interlocuteur expliquait que pour lui, le mélange de genres propre au cinéma de Hong Kong (avec ruptures de ton brusques, des gags parfois gras en pleine scène dramatique) était une richesse qu’on ne retrouvait pas dans l’approche occidentale de l’art, et qui était donc absente des comics.
C’est un point de vue que je trouve intéressant, néanmoins je ne le ressens pas ainsi. J'ai plusieurs exemples qui me viennent à l'esprit, où l'humour se mélange au drame ou à la perversité la plus malsaine. Récemment, le titre "Batman and Robin" de Grant Morrison mélange les tons avec beaucoup d'audace. Le premier arc mettant en scène le Dr Pyg symbolise tout à fait ce parti pris, avec des personnages grotesques, qui réunissent certaines caractéristiques d'univers enfantins avec la violence la plus crade, pour une histoire aussi violente que pleine d'humour décalé. Cela dit, il est vrai que Morrison est un auteur iconoclaste.
Que dire de la chute de "The Killing Joke", où on nous montre un joker plus abjecte que jamais, avant de terminer sur une plaisanterie à la fois pertinente (parce que reflet de la relation des deux personnages), mais aussi très drôle?
Spiderman dans un autre genre est un personnage plus connu pour sa légèreté, mais certains arcs très sombres ne sont pas dénués d'humour, à des moments surprenants. Le run actuel, "Grim Hunt", est bourré de morts très malsaines et graphiques, mais n'omet pas des pointes d'humour qui pourraient presque sembler déplacées.
Je dois dire que tout en étant fervent admirateur du cinéma de Hong Kong, j'ai éprouvé au moins autant d'émotion, d'implication et d'intensité devant un grand nombre de comics. D'autant plus que les super-héros sont un peu les fondations de la mythologie moderne à mon sens, et quand cet aspect est exploité, on obtient des œuvres d'une richesse hallucinante. Même si tous les volumes ne sont pas d'égale qualité, la trilogie:
Earth-X/Universe-X/Paradise-x est pour moi l'exemple le plus frappant. Les auteurs ont su se saisir de l'intégralité des éléments qui constituent l'univers Marvel pour construire un ensemble cohérent, avec beaucoup de second degré pour contre-balancer le sérieux de l'ensemble (le mystérieux Daredevil est notamment une grande source de rires).

En parlant de Marvel, un autre exemple me vient. L'univers 2099, Spiderman 2099 en particulier. En seulement 46 épisodes, Peter David à élaborer une histoire complexe, aux thématiques nombreuses, avec une implication émotionnelle forte, grâce à une structure familiale surprenante mais crédible, le tout sans oublier l'action, et un humour vraiment cynique, qui achève de distinguer le personnage de Peter Parker. Le ton est sombre, mature, et l'humour reste omniprésent.
Bien sûr, cette petite chronique n’est qu’une introduction à d’autres articles à venir. Le run « Batman and Robin » passera à la moulinette, puisqu’il s’agit d’une de mes expériences les plus jouissives de lecture. Le long run «The Gauntlet » et son aboutissement « Grim Hunt », qui voient l’homme araignée aux prises avec des fantômes de son passé, aura également droit à un avis, tout comme la trilogie Earth-X et bien sûr Spiderman 2099, puisqu’il s’agit d’un de mes comics préférés.
En attendant, je devrais publier, au moins en deux fois, ma fan-fiction sur le reporter belge. Pour faire office de teaser, en voilà le titre : « Tintin contre les nains aphrodisiaques ».
lundi 31 mai 2010
The Death of Batman - une fan fiction ou un film porno costumé?
Fan du personnage, il était impensable que je ne vois pas cette œuvre, disponible gratuitement sur Youtube. Les commentaires hargneux n’étaient pas suffisants pour m’en dissuader, toutefois un spoiler présent dans la plupart des critiques me paraissait tellement grotesque que j’appréhendais le résultat final.
Visuellement, le manque de moyens est perceptible par le manque de décors et le nombre réduit d’acteurs. La photo est travaillée pour donner un résultat crasseux, tout à fait en phase avec le propos. Avec un titre pareil, on ne s’attend pas à un film joyeux et coloré. La sempiternelle utilisation des médias pour introduire le contexte, réellement redondante depuis le « The Dark Knight Returns » de Frank Miller, n’interpelle pas réellement.
L’apparition du héros ne laisse par contre aucun doute : tout est fait pour qu’il rappelle physiquement le Batman joué par Michael Keaton dans les films de Tim Burton. Le costume est légèrement différent, mais c’est surtout la structure faciale de l’acteur et la façon dont il est filmé qui sont censées créer la confusion. Ce constat n’a rien de dérangeant. Par contre, voir le chevalier noir s’amuser à tourmenter un junkie qu’il affronte, le sourire aux lèvres, c’est une source de crainte importante. Batman est un stratège qui privilégie toujours l’efficacité et vise la victoire rapide. Même Adam West dans les années 60 tentait (sans grand succès) de conclure rapidement ses affrontements. On se prend alors à se demander si le scénariste/réalisateur a déjà lu un comics mettant en scène le héros.
Vient alors le passage non seulement ridicule mais détestable de la capture du héros. Alors que le junkie est allongé au sol, donnant l’impression d’être inconscient, le « héros » s’approche de lui sans prendre aucune précaution et le tâte du pied. Le junkie se retourne et lui assène un coup de taser au niveau des testicules, avant de lui envoyer un coup de pied au même endroit. Comment envisager qu’un homme aussi entraîné s’approche ainsi, sans se préparer à l’éventualité d’une attaque surprise. De même, comment croire un seul instant qu’un junkie défoncé et malmené par les attaques qu’il vient de subir, soit assez rapide pour se retourner atteindre Batman sans que ce dernier n’ait le temps d’esquiver ? Enfin, le costume du héros est avant tout une armure. Serait-il si sensible même s’il était atteint ?
Passée cette introduction agaçante, commence une interminable séance de torture. Enchaîné, l’homme costumé, qui n’a de Batman que le nom, va être torturé durant plusieurs semaines. L’auteur semble trouver cette hypothèse formidable. Sans doute n’a-t-il jamais lu l’indispensable « Batman : The Cult » (« Enfer blanc » en France) de Jim Starlin. Publié en 88, ce récit était bien plus intéressant et approfondi que ce moyen métrage (la critique est d’ailleurs disponible sur ce blog). Ou s’il a lu, on peut supposer qu’il n’en a rien compris, et surtout qu’il a décidé, tel un enfant se sentant en compétition, de choquer encore plus. Alors que l’œuvre de Starlin était perturbante mais porteuse d’un message, dénonçant les méthodes de manipulation mentale et les phénomènes de groupe, « The Death Of Batman » ne cherche qu’à choquer pour le plaisir d’aller toujours plus loin dans l’horreur.

Le passage le plus risible est aussi celui dont l’auteur semble être le plus fier. Le temps d’un split screen, le mauvais goût va asperger le spectateur impuissant. Pour commencer, il est à noter que ce qui se voulait la suite des Batman de Tim Burton s’oriente à présent vers le traitement des films de Joël Schumacher, avec un Batman people ridicule. Les médias présentent ainsi des photos du personnage en l’élisant l’homme le plus sexy de l’année. Cette offense est d’autant plus impardonnable qu’elle se déroule au même moment où notre junkie énervé viole le héros enchaîné. L’ironie que cherche à créer l’auteur est tout simplement ignoble et n’apporte rien à l’intrigue.
Les passages à tabac vont donc s’enchaîner encore un long moment, provoquant l’ennui le plus total, y compris chez le héros dont la barbe est à présent visible. Les dialogues mal écrits ne jouent pas en la faveur de l’ensemble, et seule la prestation de celui qui porte un costume qui rappelle Batman (car il ne s’agit vraisemblablement pas du héros) remonte un peu le niveau. On notera les invectives du junkie qui rappelle lui-même à quel point le scénario n’a aucun sens à grands coups de « hey master escaper, you don’t try very hard to escape » ou encore « funny that you got caught by me and not by the joker ». Si funny était le terme anglais pour aberrant, je partagerais son opinion.
Les raisons du kidnapping et de la torture démontrent une fois de plus que l’auteur n’a rien compris au personnage dont il a la prétention de raconter la mort. Lors de l’arrestation d’une bande de dealers (encore et toujours eux), notre pauvre gentil junkie, qui n’était qu’un universitaire comme un autre, a eu un ennui de voiture. Le voyant à proximité des dealers, Batman en a déduit qu’il était l’un d’eux… d’où condamnation, d’où prison, d’où passages à tabac et viols par ses codétenus, d’où haine des chauves souris et désir de vengeance. Mais Batman n’est-il pas « le plus grand détective au monde » ? Comment expliquer alors qu’il lui suffise de trouver quelqu’un sur la route de criminels pour estimer, alors même que le quelqu’un en question n’est pas agressif et n’a pas d’armes, qu’il est l’un d’eux ?
Cette intrigue est d’autant plus regrettable que l’idée que le héros arrête un innocent aurait pu être intéressante. Malheureusement elle est ici très mal exploitée et ne sert ici que d’excuse à ce qui ressemble plus à un snuff movie qu’à autre chose. La prétention de l’ensemble n’a d’égal que le manque de respect et de connaissance du matériel de départ. Tout semble n’être qu’un vaste blague mais l’auteur se prend pourtant très au sérieux. Alors pourquoi consacrer un article aussi long à un métrage de cette qualité ? Pour vous convaincre à tout prix de ne pas gaspiller 28 minutes de votre vie à assister à la vengeance d’un scénariste frustré, qui rêve de voir un héros costumé se faire violer.
lundi 16 novembre 2009
Le procès de Oui Oui chapitre 2

Chapitre 2: Jailhouse Oui-oui
Le pantin écoute à peine quand le juge prononce sa sentence, basée sur une preuve irréfutable, ce bonnet qui lui appartenait : enfermé à vie à l’asile d’Arkham. Le psychiatre qui l’a examiné, le docteur Crane, a jugé son état inquiétant : Oui-oui représente un danger pour la société, mais un danger qu’il ne peut contrôler a-t-il dit. Il a besoin d’être soigné et devrait être interné dans un établissement spécialisé… Si c’était vrai ? S’il était devenu fou ? S’il avait tué Potiron ?
Alors qu’on l’emmène dans le véhicule qui le conduira à l’asile d’Arkham, le bonhomme de bois remarque une silhouette qui semble le surveiller…Il reconnaîtrait cette ombre difforme n’importe où ! C’est celle qui le poursuivait la nuit du meurtre ! Il interpelle les gardes, leur jure que le meurtrier est juste là, mais personne ne veut le croire… et l’ombre semble se rire de sa détresse… Pourtant, personne à part lui ne semble la voir ! Si elle n’est pas réelle, alors il est condamné, lui aussi…Vacillant entre les différents degrés de réalité, Oui-oui se sent misérable… un fou meurtrier… comme sa mère… pourtant, il avait tout fait pour ne pas devenir comme elle… Et son grand père… lui aussi était devenu fou… C’était peut être une malédiction qui frappait sa famille ? Peut être étaient-ils tous condamnés à perdre la raison ?
Mais sans doute ne le saurait-il jamais. Après tout, sa lignée allait s’arrêter avec lui, puisqu’il allait passer le reste de ses jours dans un asile… A présent, l’ombre semblait le suivre partout. Chaque ruelle que le véhicule passait, chaque coin sombre, semblait être un repaire pour cette silhouette menaçante… Peut être qu’il avait réellement besoin d’être interné. Au moins, elle ne le suivrait pas là-bas. Elle cesserait de le tourmenter, cette ombre sans visage…

Lorsque le véhicule s’arrête devant le lourd portail de l’asile, Oui-oui sent son cœur se serrer. Il n’avait jamais vu un bâtiment si sombre et si effrayant… Mais une fois à l’intérieur, tout change. Fini cette impression terrifiante de terreur… Une musique chaude et exotique vient réconforter son pauvre cœur. Un chant qu’il dirait Hawaïen retentit dans les couloirs de l’asile. Les chambres des détenus sont fermées par des vitres en plexiglas. Un homme à la peau entièrement blanche, aux cheveux verts et aux lèvres rouges, habillé comme une vahiné, tape sur un tambour en chantant, accompagné par un petit homme portant un chapeau gigantesque. Les détenus sont enfermés dans leur cellule individuelle, ce qui ne les empêche pas de partager ensemble ce moment de bonheur. Une jeune femme brune, très élégante accompagne de sa douce voix et de ses mouvements angéliques le chant de ses compagnons de cellule. En fait, les individus les plus surprenants peuplent les couloirs de l’asile, mais tous prennent plaisir à accueillir « le petit nouveau » de leur chant de bienvenue. Au bout du couloir, Oui-oui reconnaît même Monsieur Culbuto.
A peine le chant de bienvenue terminé, les internés enchaînent avec une reprise très réussie de « jailhouse rock », chantée par un homme dont la moitié du visage est brûlée. Toute la peau de la partie gauche est rongée, comme si on l’avait trempée dans de l’acide. Ce qui n’empêche pas le bougre de se démener derrière son micro, en lançant régulièrement une pièce de monnaie en l’air. Finalement, il se tourne vers Oui-oui et lui annonce :

« - Avoir de la chance 23 fois de suite, c’est assez extraordinaire. Il semble qu’on t’accepte parmi nous. On m’appelle double-face. Là-bas, c’est le joker à côté de lui, le chapelier fou. En bout de couloir tu as Mr Culbuto et en face de lui, le bienveillant Oswald Copplebot, mais tu peux l’appeler pingouin. Enfin, la lady que tu vois est Mary Poppins, une gouvernante talentueuse. Et toi, comment tu t’appelles, petit ?
- Je… Oui-oui m’sieu.- Et qu’est-ce que tu fais là Oui-oui ? Tu m’as l’air d’un garçon équilibré…
- Mais voyons, coupe le Joker, qui n’est pas équilibré ici ? C’est dehors que les gens sont fous ! Moi je suis là pour me reposer de la bêtise de tous ces gens, mais je sors quand je veux.
- C’est vrai ? S’écrie Oui-oui. Mais comment faîtes-vous ?
- Chaque chose en son temps. Réponds le Joker. Dis nous d’abord ce que tu fais là, ou tu risques d’énerver face marbrée.
- Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler comme ça Joker ! Lance double face, en jetant sa pièce en l’air. - Ils disent que je suis fou et que j’ai tué mon ami Potiron, mais c’est faux ! Je lui ai organisé un dîner surprise d’anniversaire !
- Un dîner d’anniversaire ? Intervient Mary Poppins ? Comme c’est mignon ! Je vois d’ici les jolies banderoles, le gros gâteau, les chapeaux pointus…
- Oui, il y avait tout ça et…
- et le chantier que vous laissez au petit personnel une fois la fête finie ! Hurle Mary Poppins. J’ai horreur des fils de bourges qui veulent se la jouer rebelles épris de liberté ! Y a rien de pire ! Vous ne pensez qu’à vous, ça me rend folle !
- Bravo petit, tu nous l’a énervée ! Lance le joker, hilare. Je te jure que celle-là, dès qu’on sort, je me la fais ! Mais revenons-en à nos moutons, si tu n’as pas tué ton ami, alors qui ?
- Je ne… je ne sais pas, tout ce que j’ai vu c’est une ombre, et elle me poursuit et…
- Il en tient une couche le garçon ! Coupe le Joker, un sourire machiavélique sur les lèvres. Tu devrais lui parler un peu, chapelier.
- Oui, mon petit, il a raison. J’ai déjà trouvé un rôle pour ce brave Culbuto, et depuis il n’en sort plus ! Mais on a un poste vacant, et je crois que tu serais parfait, tête de bois !
- De quoi vous parlez ? S’inquiète Oui-oui.- Et bien je porte un chapeau, mais surtout je vends des chapeaux. Ils ne sont pas pour moi. Simplement, les chapeaux ne suffisent pas ! Et puis on a besoin d’un guide. Le chat qui nous donnait des ordres est mort. Mais tu fais à peu près la même taille, et tu as la même tête ronde, si on te scie les dents, elles seront suffisamment pointues pour que tu le remplaces !
- Mais je ne veux pas prendre la place d’un chat !- Petit, intervient double-face, la vie c’est pas compliquée : tu deviens le chat et on t’emmène avec nous en promenade, ou tu refuses et tu restes ici. Si tu n’arrives pas à te décider, je décide pour toi, mais ça ne te plaira peut être pas. Enfin, laissons faire le dest...
- Non, je veux bien être votre chat ! Mais emmenez-moi avec vous, je vous en prie ! »Alors que Oui-oui a pris une décision qui va changer le cours de sa vie, une infirmière d’une corpulence admirable investit leur couloir en hurlant « piqûre !!! ».

« - Tu te demandes ce qu’on t’a fait ! Lance le Joker, un rictus hideux ornant alors son visage. C’est avec ça qu’ils prétendent « guérir » les gens comme nous, ceux qu’ils appellent les fous. Je parie que tu n’avais jamais mis les pieds dans un asile…
- Non, m’sieu… Mais mon père m’a toujours dit que les asiles, c’était le club med pour les meurtriers qui voulaient éviter la prison. Il disait qu’un homme qui tue son voisin n’avait qu’à prétendre être fou, et que c’était trop facile.
- Et ton père, il est déjà rentré dans un asile ?
- Non m’sieu.
- Et toi tu penses qu’il a raison ?
- Oui, m’sieu. Si mon père, ou le président, le dit, c’est que c’est vrai.
- Bien. Et cette sensation de brûlure, tu la sens ?
- Ou…oui… qu’est-ce que c’est ? ça brûle partout ! Je sens plus mes bras m’sieu !
- Oh, ne t’inquiètes pas, dans quelques instants tu sentiras autre chose. Tu vas avoir l’impression que ton corps pèse une tonne, et que ta tête s’enfonce dans le sol, et puis ils t’attacheront à ton lit. Et quand tu te réveilleras, la bouche pâteuse et la tête toujours aussi lourde, je te conseille d’éviter de crier… »
Avant même que le clown à la chevelure verte n’ait terminé son explication, le pantin sombre dans un état catatonique, accompagné par les ricanements déments de son interlocuteur. Son sommeil est perturbé par des cauchemars comme il n’en a jamais fait. Des images de gencives arrachées, de bouches gigantesques dont les dents viennent lui arracher les oreilles, viennent le hanter. Des chants de morts se mêlent à des hurlements pour terrasser ses oreilles. Lorsqu’il se réveille, il est attaché à un lit et il dégouline de sueur. Sa tête est lourde et sa bouche pâteuse… Il a mal partout… il ouvre la bouche pour crier, mais il n’y arrive pas. Sa mâchoire lui fait mal. Tout son être semble hurler, comme si on lui avait tordu les os dans tous les sens. Finalement, un son sort de sa bouche, un son qu’il prolonge tant qu’il peut, et qu’il intensifie avec toute la force qui lui reste… Quelques instants plus tard, des infirmiers rentrent dans sa chambre et le plaque sur son lit, alors qu’il ne pouvait déjà pas beaucoup bouger du fait de ses liens. L’un d’eux s’empare d’une seringue et pique le bras du pauvre Oui-oui, dont les cauchemars recommencent avec plus de virulence…

Lorsqu’il se réveille enfin, ses paupières sont lourdes, ses bras refusent de bouger et ses jambes tremblent. Mais on l’a détaché. Il peut enfin se joindre à ses nouveaux amis dans la cour. Mais maintenant, il sait que s’il s’agite trop, on le « soignera ». Autant de fois qu’il le faudra…
« - Alors, que penses-tu de cette première expérience ?! Lance le Joker. C’est conforme à ce que tu imaginais ? Le club med ?
- Mais… pourquoi ils font ça ?
- Et bien vois-tu petit, la société n’aime pas les gens trop créatifs. Les gens du spectacle comme moi sont mal vus. On nous reproche de ne pas nous plier aux règles. Personnellement j’ai toujours trouvé ça hypocrite dans un pays où on parle d’égalité.
- Tu ne vas pas recommencer ta lutte des classes ! Intervient Mary Poppins. - C’est pourtant là le problème ! Répond le clown. Personne ne devrait commander personne ! Si quelqu’un a envie de faire une grosse farce, il devrait en être libre ! Mais non, il faut toujours que des hommes en collant ou des psychopathes en costume cravate décident pour nous ! Ton président et ses amis, ils ont encore plus de problèmes que nous ! Tout le monde en a, mais eux, ce sont les pires ! Hypocrites, menteur, paranoïaques, égocentriques….
- Mais vous ne pouvez pas dire ça !S’indigne Oui-oui. Le président c’est quelqu’un de bien, il fait bouger les choses, on le voit tout le temps partout et…
- Mais c’est qu’il est amusant ce pantin ! S’esclaffe le Joker. En quoi ta vie a changé depuis qu’il est là ?
- Mais il se bat pour qu’on gagne plus, et puis sa femme c’est la nouvelle Jackie Kennedy et…
- Là tu marques un point : depuis qu’il est là, il a triplé son salaire, on peut donc dire que son combat pour le pouvoir d’achat est sincère. Maintenant, imagine qu’il ne soit plus là…
- Non, ne dîtes pas des horreurs pareilles !!
- Imagine qu’il n’y ait plus d’hommes politiques, ni de policiers…
- Mais mon ami le gendarme, qu’est ce qu’il ferait ?
- Il ferait ce qu’il veut, comme nous tous ! Le bonheur c’est la liberté, et on n’est pas libre tant qu’on se fait commander.
- Comment tu peux dire ça ? Intervient Mr Culbuto. On a tous besoin d’un but dans la vie. Si on n’a plus de but c’est l’anarchie et le chaos !
- Ne dis pas de bêtise, soupire le clown. Tu confonds tout. L’anarchie est un mouvement politique. Toi tu parles d’anomie. Les gens sont d’une ignorance de nos jours, c’est désespérant. Et tu me feras le plaisir d’aller voir dans le dictionnaire la définition d’anomie et d’anarchie. Ton but à toi c’est de construire des théières humaines, c’est bien ça ?
- Oui. Il faut le faire.
- Pourquoi ?
- Le chapelier, il m’a donné un but, il m’a confié une mission, il…
- Il t’a commandé pour servir ses desseins, et toi tu le suis aveuglément.
- Non, c’est faux, c’est… »

Perturbé par cette révélation, le petit homme s’éloigne en répétant sans cesse « il faut le faire ».Mis mal à l’aise par la tournure de la conversation, le pantin décide de s’isoler quelques instants pour reprendre ses esprits. Bizarrement, les paroles du Joker ne lui paraissent pas si démentes. Après tout, il avait travaillé toute sa vie. Il avait même passé toute sa vie à travailler. Mais pourquoi ? Il avait pu s’acheter un nouveau taxi, avec des phares fluorescents, un allume cigare dernier cri, ce qui ne lui servait à rien puisqu’il ne fumait pas, un robot coiffeur qui lui cirait également le bout du nez, mais après tout, il pouvait faire tout ça dans sa salle de bain. De même, son téléphone portable faisait thermomètre, appareil photo numérique et même télévision, mais il avait déjà un appareil photo numérique, un caméscope numérique et une télévision haute définition chez lui, et il n’avait pas le temps de s’en servir.Il avait également une bibliothèque remplie de livres, une collection d’environ 600 romans, tous en exemplaire poche, parce que c’est plus pratique, mais aussi en grand format, parce que c’est mieux pour faire dédicacer. Mais il n’avait même pas lu 1/10 ème de ses livres, et ne les lirait probablement jamais.
En fait, Oui-oui souffrait de la fièvre acheteuse, un virus très virulent, qui se répandait à une vitesse incroyable et poussait à acheter les choses les plus inutiles. Cette maladie terrible n’offrait aucun repos à celui qui en souffrait, car une fois le bien convoité acheté, sa fièvre lui donnait envie d’autre chose. Et le pauvre bonhomme de bois avait beau travailler toujours plus, ce n’était jamais assez pour s’offrir tout ce dont il avait besoin. Mais avait-il réellement besoin de tout ça ? Finalement, un téléphone qui ne faisait ni appareil photo, ni thermomètre, ne lui servait-il pas autant que celui qu’il possédait ? Une voiture sans gadget ne roulait-elle pas aussi bien que la sienne ?
Alors il comprit où voulait en venir le Joker. Certains dirigeaient et s’enrichissaient, pendant que les autres s’appauvrissaient en s’entourant de besoins qui n’en étaient pas sans jamais trouver le bonheur. Peut être fallait-il effectivement tout faire sauter, donner un bon coup de fouet à cette peinture trompeuse qu’était la société ?Alors qu’il erre dans ses pensées, Double-face s’avance vers lui et lui explique le plan qui leur permettra de s’évader. Ils agiront durant le dîner…Alors que le groupe déguste ses brocolis à la vapeur, Oui-oui bondit sur la table et hurle « travailler plus pour que l’autre débile qui nous sert de président gagne plus ? Mes f…. oui ! »Mary Poppins ne peut s’empêcher de s’indigner devant tant de vulgarité, mais reste concentrée.

Alors que 4 infirmiers parmi les plus imposants de l’équipe pénètrent dans le réfectoire, la gouvernante anglaise dégaine une ombrelle avec laquelle elle bloque la porte de sécurité. Le chapelier fou s’arme quant à lui d’un immense chapeau qu’il jette sur les infirmiers, puis le referme à l’aide d’un tendon de bœuf, les emprisonnant à l’intérieur. Pendant que Mary Poppins continue de faire tournoyer son ombrelle pour empêcher la lourde porte électrique de se refermer, Double-face passe son bras dans l’ouverture, et d’un geste aussi précis que chanceux, envoie sa pièce fétiche sur le bouton de fermeture, enrayant le mécanisme. Profitant de la panique, les comparses s’élancent dans un couloir et se cachent dans un coin.
« - Où est le Joker ? S’inquiète Mr Culbuto.
- On dirait qu’il a filé sans nous ! Coupe le pingouin. C’est bien son style ! Maintenant on est coincé !
- Peut-être pas. Intervient Double-face.
- Tu as plutôt intérêt ! menace Mary Poppins. C’était ton plan, et tu as intérêt à nous sortir de là !
- Le Joker nous a déjà prouvé à plusieurs reprises qu’il était tout à fait capable de s’évader seul, et même de revenir, sans que personne ne s’en aperçoive. Avant que nous ne commencions, j’avais prévu l’éventualité de sa trahison. Le sort a décidé que je ne devais pas lui faire confiance, j’ai donc prévu une alternative.
- Mais comment ? Seul le Joker était assez fin pour pénétrer dans le conduit d’aération, atteindre la salle de sécurité et nous ouvrir la porte !
- Le petit va prendre sa place.
- Lui ! S’esclaffe Mary Poppins. Mais sa tête est tellement grosse qu’il ne passera jamais !
- C’est vrai… en temps normal. Mais avec ce chapeau que j’ai demandé au chapelier de préparer, nous pourrons comprimer sa tête suffisamment pour qu’il rentre dans le conduit. Seulement, il te faudra faire vite, car si tu le gars trop longtemps, il te broiera le crâne. »
Terrorisé, mais comprenant qu’on ne lui laisse pas le choix, Oui-oui accepte d’obtempérer. A peine a-t-il enfilé le chapeau qu’il sent son souffle se couper. Mais ses acolytes ne perdent pas un instant et le poussent aussi loin que possible à l’intérieur du conduit. Il n’a pas le droit à l’erreur : il ne pourra pas retirer le chapeau tant qu’il sera dans le conduit, ou il mourra étouffé, la tête coincée entre les parois, et s’il tarde trop à l’enlever, sa tête explose… Il doit se concentrer… Double-face a bien pris soin de lui faire apprendre par cœur le plan de l’aération pour qu’il ne se trompe pas de direction. Mais il sent la panique l’envahir… de quel côté est-il ? Il a du mal à respirer…. Il avance aussi vite qu’il peut, cherchant à tâtons les ouvertures de côté… La troisième à gauche… une… deux… trois… mais s’il en avait manqué une ? Il n’a qu’à s’avancer pour vérifier et revenir en arrière s’il se trompe… mais non, il ne pourra pas revenir en arrière ! S’il se perd, c’est fini ! De toutes manières, sa main glisse le long de la paroi depuis tout à l’heure.
Il n’a pas pu manquer une ouverture.Des cris… ses acolytes le pressent. Ils sont attaqués, et ils ne tiendront pas longtemps ! Il n’a pas le droit de les laisser tomber ! Ils ont été tellement gentils avec lui ! Tant pis, il tente de prendre à gauche. Sa tête lui fait mal… le chapeau le sert de plus en plus. Il ne tiendra plus très longtemps… Il devrait se trouver au bon endroit à présent. Mais la grille refuse de céder ! Et il ne peut pas enlever le chapeau pour voir ce qui se passe !« Oui-oui, dépêche toi ! Hurle Double-face. Ils ont lâchés des termites ! Si tu ne sors pas vite elles vont te dévorer ! »Effectivement, depuis quelques secondes, le pantin a remarqué de petits bruits de pattes. Elles doivent être nombreuses pour qu’il les entende… et le son se rapproche… si elles l’atteignent, il ne leur faudra que quelques secondes pour faire de lui un souvenir ! Il frappe la grille de toutes ses forces, mais rien ne semble y faire. Soudain, une vive douleur l’assaille, sa cheville le brûle ! Une des termites a dû le rejoindre en faisant du zèle ! ça veut dire que les autres sont presque là !
Porté par l’énergie du désespoir, le nain de bois plaque sa tête contre la grille, joint ses deux poings, et s’assène un coup de massue derrière le crâne. L’impact est tellement puissant que la grille cède et qu’il tombe dans la salle.Il lui faut vite retirer le chapeau maintenant ! Le chapelier lui a expliqué qu’il n’aurait qu’à tirer sur la ficelle pour le desserrer. Mais rien ne se passe et la ficelle s’arrache ! Il n’y arrivera plus ! Sa tête va exploser ! Le chapelier a compris : « ouvre nous la porte et je te libèrerai ! ». Le pantin cherche la bouton à tâtons, mais il y en a tellement qu’il ne sait plus où chercher ! Les termites… elles se rapprochent, il les entend ! Un bruit sourd retentit… un de ses compagnons a été projeté contre la vite en plexiglas… Faîtes que ce ne soit pas Double-face se prend à prier Oui-oui. Il a appuyé sur tous les boutons, et pourtant rien ne s’ouvre ! Aveuglé par la rage autant que par le chapeau, il tambourine de toutes ses forces sur la vitre, sans résultat bien sûr. Mais alors qu’il se prépare à mourir, sa main touche un objet… une clé… la porte est fermée à clé ! Vite, il réussit ouvrir, et ses acolytes s’engouffrent à l’intérieur. Le chapelier a réussi à lui retirer le chapeau ! Il est sauvé ! Mais il leur faut encore fuir, et d’ici peu les forces de l’ordre seront là.La sortie n’est plus qu’à quelques mètres, ils s’y précipitent en courant. L’un d’eux déjà est tombé, il leur faut donc rester soudés.

Ils ne savent pas si le pingouin a été tué par le choc contre le plexiglas, mais ils n’ont pas le temps de vérifier. Alors qu’il vient de franchir la porte, quelqu’un saisit le col de chemise de Oui-oui et le jette dans une flaque de boue. En se relevant, il se trouve nez à nez avec une forme noire à l’air menaçant. La forme s’élance vers lui sabre en main et tente de lui trancher la tête, mais le pantin réussit à glisser sous ses jambes grâce à la boue. Double-face, qui vient de comprendre, jette sa pièce en l’air… en observant le résultat, il serre le poing, avant de l’écraser sur ce qui semble la tête de la forme sombre. « Sauve-toi petit ! » Hurle-t-il.En voyant que son mentor est en position de faiblesse, Oui-oui hésite. Quand la mystérieuse créature plonge la tête de Double-face dans la boue pour le noyer, le pantin décide d’aller l’aider. Mais une main ferme saisit son épaule. C’est Mary Poppins. « Tu l’as entendu ? Sauve toi ! Je vais aller l’aider ! » Joignant le geste à la parole, la gouvernante anglaise dégaine son ombrelle, en saisit une extrémité dans chaque main et la bloque sous le cou de la créature. Le monstre sombre lâche alors sa victime, assomme son adversaire d’une gifle, et s’élance derrière le pantin en hurlant.
Tout à coup, un objet explose devant la forme, qui est soufflée par l’explosion : c’est Mr Culbuto qui vient de lui jeter une théière explosive de sa création ! Il fait signe à notre héros de s’enfuir et se dresse devant leur ennemi. Le chapelier fou tend alors un parapluie à Oui-oui : « Je l’ai pris au pingouin. Il n’en aura plus besoin. Il s’en servait pour s’échapper, tu n’as qu’à appuyer sur ce bouton et tu seras hors de danger. Et n’oublie pas ce qu’a fait Double-face pour toi… »Sans laisser le temps à son interlocuteur de répondre, le chapelier lui engouffre le parapluie dans la main et appuie lui-même sur le bouton, avant de s’élancer vers la créature. Le parapluie s’ouvre alors complètement et tournoie comme l’hélice d’un hélicoptère. Impuissant, le pantin ne peut qu’assister au combat, qui semble tourner en la défaveur de ses nouveaux amis. Il ne peut s’empêcher de penser que cette créature ressemble à l’ombre qui le poursuivait. Mais que lui veut-elle ? Pourquoi le tuer, si ce n’est pour l’empêcher de découvrir la vérité ? Il doit enquêter. Trouver des indices. Il doit se rendre chez Potiron pour comprendre qui pouvait lui en vouloir…
mercredi 28 octobre 2009
Gotham's soul conclusion

A l’extérieur de l’asile, Batman est pourchassé par le squad. Entouré, il pénètre dans un immeuble abandonné. Il grimpe à un étage et se trouve confronté à plusieurs hommes armés. Il ouvre alors une porte et débouche sur une pièce sans autre ouverture. Le squad entoure la pièce et Bullock se prépare à donner l’ordre d’entrer. Une explosion les secoue, et Bullock lance l’assaut. Batman a fait exploser le mur opposé et court vers une verrière. Il plonge à travers, la faisant exploser en morceaux, déploie sa cape, et plane jusqu’au toit d’immeuble voisin, moins haut. Des snipers le visent. Il revoit Gordon lui dire que les snipers seront postés pour tirer sur les toits voisins, et se jette derrière un abri, esquivant une rafale. Il défonce alors une porte donnant sur des escaliers et descend, avant de rentrer dans la batmobile, qui se trouve à proximité. Pris au dépourvu, le squad perd sa trace.
34. Alfred vérifie que Dick soit couché. Il se rend alors dans la batcave. A ce moment, Bruce sort de son véhicule et enlève son masque.
Bruce : - quelqu’un a organisé cette émeute pour permettre au Joker de s’échapper.
Alfred : - Quelqu’un Monsieur ?
Bruce : - Bane, bien sûr. Le Joker ne s’est pas échappé, mais sans les explications de Gordon sur la stratégie du squad, moi aussi je serais toujours là bas. Je crois qu’il est temps de parler à Gordon de ce procureur.
Alfred : - Et pour Bane, Monsieur ?
Bruce : - Si je l’affronte et que je le bats, les restes de familles mafieuses perdront leur nouveau leader. C’est le meilleur moyen de les désorganiser.
35. Allen et Montoya sont dans le bureau de Gordon.
Allen : - Commissaire, on était là. Il a affronté une vingtaine d’hommes pour sauver le directeur de l’asile. Il ne peut pas avoir commis les meurtres qu’on lui reproche.
Gordon : - Je sais. Mais personne ne doit savoir. Les gens ne comprendraient pas.
Bullock rentre dans le bureau : - Commissaire, il faut que vous veniez voir ça !
A la télévision, Mike Engel est devant une école. Le Joker a pris une classe en otage, et réclame qu’on lui livre Batman.
Le téléphone sonne, Arkham explique à Gordon qu’ils ont vérifié et que le Joker qui se trouve à l’asile est un sosie.
36. Lucius, Alfred et Bruce discutent dans le manoir de l’élaboration de la fondation.
Dick arrive en courant et raconte ce qu’il a vu aux informations.
Bruce : - Lucius, cet anti-venom dont vous m’avez parlé, il est prêt ?
Fox : - J’en ai un échantillon, mais je n’ai pas vraiment eu le temps de le tester. Ça pourrait être dangereux.
Bruce : - Je n’ai pas le choix. Bane est forcément derrière tout ça.
Ils se précipitent tous dans la batcave sans faire attention à Dick.
Dick : « Bruce est Batman ? »
Le héros s’équipe et s’élance en Batmobile.
37. Devant l’école, Gordon, Montoya, Allen et Bullock et son équipe attendent. Quand la batmobile arrive, les voitures de police s’écartent pour la laisser passer.
Nashton : - Batman doit être arrêté !
Bullock : - Aucun homme de mon équipe n’arrêtera un homme qui donne sa vie pour sauver des enfants.
Gordon : D’ailleurs Nashton, ce document devrait vous intéresser.
Gordon lui tend une feuille de comptes bancaires qui prouve que Nashton est payé par Osito.

Batman entre dans l’école. Arrivé dans la classe, il tombe nez à nez avec Bane et le Joker.
Batman : - Je suis là. Laissez partir les enfants.
Bane : - Je ne suis pas un tueur d’enfants. Je veux juste te détruire. Cette ville doit savoir qui la dirige.
Le Joker : - Ce n’était pas le marché ! Batman est à moi !
Bane assomme le Joker : - Le marché est rompu.
N’étant pas pris au dépourvu cette fois, Batman domine le combat, étant plus rapide que son adversaire. Il attaque systématiquement des points sensibles, paralysant certains nerfs. Bane s’injecte une nouvelle dose de venom. Batman sort alors une seringue de sa ceinture et l’injecte à son ennemi, qui tome à terre en poussant un hurlement. Bane cogne violemment sa tête au sol sans s’arrêter. Pour éviter qu’il ne se tue, le héros l’assomme.
Le Joker se relève et ouvre son manteau. Il porte une ceinture de C4.
« Je t’avais prévenu Bane, je ne veux pas qu’il meurt. Mais si quelqu’un doit le tuer, ça sera moi ! »
Bane plonge à travers une vitre et tente de s’enfuir, mais est immédiatement arrêté par le squad anti-batman.
L’école explose. Le procureur profite de la confusion pour prendre la fuite.
38. Mike Engel explique à la télévision le sacrifice de Batman. Bane est en prison, effrayé comme un enfant. Le chapelier fou est enfermé à l’asile d’Arkham. Gordon est sur la tombe de Harvey Dent. Il y dépose 2 couronnes de fleurs et dit à voix haute « restez en paix ».
Alfred et Dick sont dans la batcave.
Bruce se tient debout devant la tombe de ses parents.
« Cette ville n’a plus besoin de Batman pour le moment. Mais Bruce Wayne peut encore beaucoup pour elle. Et Dick a besoin de moi. Je pense enfin avoir réussi à prolonger votre héritage. A bientôt. »
Il se baisse et enterre le masque de Batman à côté de la tombe.
Soudain le ciel s’illumine du signal de Batman. On a rajouté un point d’interrogation au milieu.

FIN
Ps : Edward Nashton est aussi connu sous un autre nom, que vous aurez sans doute deviné en lisant cette fin. J’espère que vous avez apprécié l’aventure. J’ai essayé de rester fidèle à la vison de Nolan tout en ajoutant des éléments du comics que j’aime. J’espère aussi que vous aurez trouvé le récit épique et prenant.
J'ai voulu faire un screen perso pour la fin, mais avec paint j'aboutis à ce pauvre résultat, alors soyez indulgents.
lundi 19 octobre 2009
Gotham's soul - deuxième partie de ma fan fiction sur le scénario de Batman 3
Allen : « - Je ne comprends pas pourquoi le squad anti-Batman n’a pas encore lancé d’offensive.
Montoya : - Tu ne comprends donc pas ? Batman est un signe d’espoir dans cette ville. Avant qu’il arrive, personne ne s’occupait des pauvres gens. Les politiciens s’en moquaient, les flics étaient corrompus… tout le monde s’en fichait des pauvres gens. Mais quand Batman a commencé sa croisade, les choses ont changé. James Gordon a pu montrer à cette ville qu’elle pouvait avoir une vraie police. Harvey Dent est devenu procureur, les citoyens ont élu Anthony Garcia maire…. Tout ça n’aurait pas été possible sans lui ! Même moi je ne serai pas là sans lui.
Allen : - Qu’est ce que tu veux dire ?
Montoya : - Je viens d’une famille pauvre, et mon frère s’est laissé convaincre de rentrer dans un gang. Si mes parents l’avaient su, mon père aurait fait une attaque. J’ai voulu l’aider à s’en sortir, mais on s’est retrouvé pris entre les feux de son gang et un autre. Sans l’intervention de Batman, on y serait resté. Grâce à ça, j’ai réalisé que moi aussi je voulais aider les gens, sauver des vis. C’est pour ça que j’ai fait l’école de police.
Allen : - Ecoute Montoya, je comprends que tu sois reconnaissante, mais ça ne suffit pas à justifier les agissements de ce type. Si on accepte qu’un dingue se pavane sur les toits de la ville avec un masque, où est la limite ! Comment on peut être sûr qu’il ne va pas se retourner contre nous ? On l’a bien vu avec ces meurtres.
Montoya : - N’importe quoi, tu sais aussi bien que moi qu’il n’a rien fait !
Allen : - Tout ce que je sais, c’est qu’on a un gars en costume qui terrorise les gens et qui ne veut pas rendre de compte. Je refuse de laisser ma ville entre les mains de quelqu’un comme lui. De toutes manières ce n’est plus le moment de parler de ça, on arrive. »

Ils s’arrêtent devant un immeuble devant lequel plusieurs voitures de police sont stationnées. Un collègue en uniforme leur explique qu’une petite fille a été kidnappée. Le duo pénètre dans le bâtiment et découvre que la porte de l’appartement a été enfoncée. Les parents, des gens de classe moyenne, leur racontent que quatre individus ont fait irruption et les ont agressés avant d’emmener leur enfant.
Montoya appelle le commissaire Gordon afin de lui faire un rapport.
Quelques minutes plus tard, les policiers quittent la chambre. Batman s’y introduit alors en passant par la fenêtre. Il se lance dans un examen approfondi et remarque une montre à gousset, en total décalage avec le reste de la décoration. Des photos accrochées au mur attirent son attention. On y voit une petite fille blonde jouer du piano sur une scène. Il prend en photo l’un des cadres et plusieurs vues de la chambre avant de s’éclipser.

14. Le lendemain matin, Gordon discute dans son bureau avec Allen et Montoya.
Gordon : - Vous êtes certains qu’il s’agit des mêmes kidnappeurs que dans les cas précédents ?
Allen :- Il n’y a aucun doute commissaire, le modus operendi est identique.
Gordon :- Je suis certain qu’ils n’ont pas choisi les enfants au hasard. Il n’y a encore eu aucune demande de rançon, les familles ne sont pas riches, et on n’a trouvé aucun rapport entre les lieux des enlèvements. Mais qu’est ce que ces tarés peuvent bien vouloir ? »

15. Dans la cave du manoir Wayne, Bruce examine la montre qu’il a trouvée. Il la compare à d’autres exemplaires dont il dispose. Soudain, il semble remarquer un détail. Il appelle Alfred, mais ce dernier n’est pas là.
16. Alfred se trouve chez Lucius Fox.
Fox : - Il ne faudrait pas que le désintérêt soudain de M . Wayne pour son entreprise lui soit préjudiciable.
Alfred :- Qu’est ce que tu veux dire Lucius ?
Fox : - Pour ne rien te cacher, je suis un peu inquiet. Depuis quelques jours, un homme d’affaires qui n’avait jamais mis les pieds à Gotham tente par tous les moyens de récupérer les gros contrats de la Wayne Enterprise.
Alfred : - Et il y a un lien particulier entre les différents contrats ?
Fox : - Pour le moment, je n’ai pas vraiment pu en établir, mais j’ai bien peur que si on continue comme ça, il ne finisse par nous couler.
Alfred : - Pas si on réussit à convaincre Monsieur Wayne d’investir dans l’épanouissement de la ville. Sa mission est devenue tellement importante pour lui depuis la mort de Monsieur Dent qu’il en oublie son autre vie. Or, je suis persuadé qu’il pourrait faire beaucoup pour cette ville.
Fox : - Ce qui permettrait non seulement de ranimer l’espoir dont cette ville a tant besoin, mais assurerait également l’avenir de cette entreprise tel que Thomas Wayne l’a toujours rêvé. Je suis d’accord. Il faut qu’on réfléchisse à ça. »

Alfred rentre au manoir Wayne et trouve un mot de Bruce :
« Alfred, vous n’étiez pas là et je ne pouvais plus vous attendre. J’ai trouvé le lien entre les différents enlèvements d’enfants. Il s’agissait d’une petite fille blonde à chaque fois, mais pas n’importe quelle petite fille. Toutes avaient des capacités hors du commun. Ce soir, une troupe de cirque se produit en ville, et je suis certain qu’ils vont tenter de kidnapper la fille de Gordon. Etant commissaire, James a été invité avec sa famille afin d’honorer le cirque. Sa fille a une mémoire photographique prodigieuse, et un talent pour le dessin découvert récemment. Je me rends sur place, »

17. Il fait nuit, Batman gare le batpod non loin du cirque et se poste en observation. A l’intérieur, le public hurle frénétiquement devant les acrobaties des « flying graysons », un couple d’acrobates qui effectuent un numéro de trapèze avec leur fils de 13 ans.
Finalement, le public sort du chapiteau. Batman distingue les Gordon, et se prépare à surgir en cas d’agression.
Des cris attirent son attention, mais ils viennent de plus loin. Il se précipite pour trouver les Graysons gisant dans leur sang. Les 4 kidnappeurs sont en train d’emmener leur fils. Batman les rattrape et les affrontent. Il parvient à les défaire, mais ils prennent la fuite. Gordon arrive, et le héros en profite pour lui confier l’enfant. Il monte ensuite sur le batpod et s’élance.

18. Une course poursuite débute dans les rues de Gotham entre le van des criminels et le batpod du justicier. Bien vite, ils arrivent aux quais de la ville et le groupe monte dans un hors bord. Batman ne se laisse pas décontenancer, et pénètre dans un sas caché dans un bâtiment. Quelques instants plus tard, une ouverture camouflée s’ouvre sous les quais, et le héros surgit dans un bateau conçu par Lucius Fox.
Il les poursuit jusqu’à une petite ile censée être abandonnée.

19. Sur place, Batman découvre une verdure abondante et rencontre vite un obstacle : un grand portail métallique, fermé par une lourde chaîne. A l’aide d’un gadget, il fait fondre le lourd cadenas et ouvre le portail. Un labyrinthe composé de hautes haies se présente alors à lui. Il s’y engouffre et doit faire face à des lames qui surgissent de nulle part.
Il parvient à trouver la sortie et voit qu’on a installé une très grande table rectangulaire avec un service à thé. Avec horreur, il constate qu’on a attaché des petites filles blondes sur des chaises au dossier gigantesque. Elles portent toutes la même robe bleue avec un tablier blanc. Cette image lui rappelle immédiatement un livre que sa mère lui lisait lorsqu’il était enfant. Alors que son esprit vagabonde, un petit homme roux, portant une dizaine de chapeaux les uns sur les autres lui lance :
« C’est toi qui a empêché mes amis de ramener le lièvre de Mars ? Alors tu vas devoir le remplacer ! »
Des hommes de main surgissent. Employant le style adapté au combat de rue du Keysi, Batman les met rapidement hors d’état de nuire. Lorsqu’il se retourne, le chapelier fou tient un couteau contre la gorge de l’une des petites filles. Sans hésiter, le héros lance un batarang contre sa main et se jette sur lui avant de le saisir par le col. Le chapelier tente de le poignarder mais est assommé avant d’avoir pu lancer son attaque.
Le justicier attache les hommes de main et leur chef. Il tente d’interroger ce dernier mais ne parvient jamais à obtenir un discours cohérent. L’homme est persuadé d’être le chapelier du conte « Alice au pays des merveilles », qu’il tente de reconstituer.
Ses hommes de main expliquent qu’il les payait généreusement, mais qu’ils n’ont jamais su d’où venait réellement l’argent.
Des sirènes se font entendre, Batman s’élance pour ne pas être vu sur les lieux.

20. Bruce et Alfred sont dans le manoir et regardent les informations. Il y est dit que le commissaire Gordon a empêché l’enlèvement d’un enfant acrobate dont les parents ont été assassinés.
Alfred : - Le plus malheureux dans cette histoire est que le cirque est la seule famille qu’ait ce garçon, mais on ne le laissera jamais rester avec le cirque. Il finira dans un orphelinat c’est certain. Personne ne veut adopter un enfant aussi âgé.
Bruce reste silencieux quelques instants puis : - Moi je vais l’adopter.
Alfred : - Vous disiez ne plus vouloir mettre vos proches en danger. Est-ce vraiment le monde que vous voulez lui offrir ?
Bruce : - Vous vous trompez Alfred. Je sais ce qu’il vit. Je sais combien il se sent seul. Je pourrai lui offrir tout ce dont il a besoin. Mais surtout, je pourrai le guider.
Alfred : - C’est un homme chauve souris qui va guider ce garçon, Monsieur ?
Bruce : - …. Non… Bruce Wayne peut sauver ce garçon. Je ne le laisserai pas seul. Et vous serez là pour m’aider.
Alfred : - Je ne suis pas éternel Monsieur. Vous devez vous préparer à l’éventualité de vous occuper seul de ce garçon.
Bruce :- Ne dîtes pas ça Alfred. Vous m’avez parlé de faire le bien au grand jour. C’est le moment.
Alfred : - Je sais que vous en êtes capable Monsieur. Mais les tribunaux seront plus difficiles à convaincre que moi.
Bruce : - Je sais comment faire. Pour le moment, appelez Gordon. Nous allons l’accueillir.

21. Salle commune de l’asile d’Arkham. Les patients regardent les informations. Le Joker dans une camisole éclate de rire et crie que Batman a sauvé l’enfant. Il répète frénétiquement « Batman » plusieurs fois. Des infirmiers l’agrippent et le ramènent en cellule.

22. Bruce et Fox sont en réunion avec Damon Osito, l’homme d’affaires qui tente de récupérer les contrats de la Wayne enterprises.
Osito : - Je vais être direct Wayne. Vos créations technologiques et nos recherches en armement pourraient nous donner le monopole des contrats gouvernementaux de l’armée.
Bruce : - Wayne enterprise n’est pas intéressée par le développement d’armes. Notre but est l’épanouissement de Gotham et de ses habitants. Nous voulons réduire les inégalités, et non pas en créer ailleurs.
Fox : - De plus, la section recherche et développement ne produit pas d’arme ou quelconque arsenal létal, et elle ne le fera jamais.
Osito : Vous savez Wayne, je pensais vraiment vous laisser votre chance. Vous préférez me manquer de respect, ne vous plaignez pas par la suite.
Fox : - C’est une menace M. Osito ?
Bruce : - Laissez M. Fox. Monsieur Osito connaît la sortie. (Osito s’en va). Lucius, j’ai quelque chose à vous annoncer. J’ai un grand projet pour cette ville… »

23. Le soir venu, Batman est au dessus de la verrière du toit d’un immeuble. Il surveille la rencontre organisée entre différentes familles de criminels, ce qu’il en reste du moins. Il remarque qu’il n’y a aucun chef. Un garde arrive et lui tire dessus. Le héros l’assomme, le faisant tomber à travers la vitre. Il déclenche alors des gaz qu’il a installés auparavant dans la pièce, s’équipe d’un masque à gaz et de visières infrarouges, puis s’élance dans la mêlée. Il les assomme les uns après les autres. Tout à coup, une silhouette lui assène un coup sur le crane. Un homme s’avance, il est habillé tout en noir et porte un masque de catcheur mexicain. Il soulève le justicier et écrase son dos contre son genou avant de le jeter au sol.
Une douleur intense parcourt la colonne vertébrale de Batman qui peut à peine ramper sur le côté. Il se tient le dos, paniqué : sa colonne est-elle brisée ? Son armure semble avoir absorbé une partie de l’impact, et il parvient à rouler en arrière.
L’individu appuie sur un mécanisme sur son poignet et un liquide irrigue des tuyaux reliés à son cou. Sa masse musculaire augmente en quelques instants de façon inhumaine. Il s’avance vers Batman et lui lance : « Je suis Bane. Je vais te briser. »




