mardi 17 mai 2011
Tintin contre les nains aphrodisiaques volume 2 épisode 3
jeudi 12 mai 2011
Tintin contre les nains aphrodisiaques volume 2 épisode 2
lundi 9 mai 2011
Tintin contre les nains aphrodisiaques volume 2
lundi 12 juillet 2010
Tintin contre les nains aphrodisiaques - volume 1 final

« - Votre ordre ? Interrompit Tintin. Mais de quoi parlez-vous ? Vous n’êtes tout de même pas une secte ?!
- Mais enfin, pas du tout ! S’offusqua Dupont.
- Peu m’importe vos histoires ! S’écria le jeune homme. Je ne supporterai plus vos exigences avant que vous n’ayez libéré Milou ! J’ai fait ce que vous m’aviez demandé, à présent, il est temps que vous respectiez votre part du marché. Au nom de l’amitié, je vous en prie !
- Amenez le chien. Commanda Dupond à d’autres moustachus. A présent, je vais tout vous expliquer. Tout a commencé avec un jeune homme. Rien ne le distinguait du reste des citoyens de Belgique. Il n’avait pas de problèmes familiaux, pas d’ennemis. Sa vie était des plus banales. Un jour, il constata que son père n’était plus là. Pensant qu’il s’était absenté pour un voyage, le jeune homme ne se posa aucune question.
Après quelques jours, il finit par s’inquiéter de cette disparition. Sa mère restant silencieuse, il s’engouffra dans la chambre parentale, en quête de réponses. Il n’y avait aucune trace de son père. Pour être plus précis, c’était comme si son père n’avait jamais existé.
- Il le faut pourtant. Reprit Dupont. Je vais continuer si tu n’y vois pas d’inconvénient, Dupond. Le garçon fouilla toute la maison à la recherche d’indices. Mais c’était comme si on avait consciencieusement effacé toute preuve du passage de son père dans cette maison. Angoissé, il décida qu’il était temps de changer de stratégie. Il devait en savoir plus, quoi qu’il en coûte.
Il versa l’intégralité d’un flacon de solution nasale dans le bol de céréales de sa mère. Devant l’inefficacité du procédé, il se glissa derrière elle et l’assomma d’un coup à l’arrière du crâne.
Il l’attacha sur une chaise dans la cave et pointa une lampe halogène sur son visage. A pleine puissance. Il disposa des bouilloires sur la terroriste, partout où il le pouvait et la réveilla en lui hurlant dans l’oreille. Elle ne tarda pas à tout lui dire : son père avait une maîtresse depuis un certain temps. Elle l’avait même trouvé dans le lit conjugal en compagnie de la femme de ménage. Elle soupçonnait d’ailleurs qu’il s’était fait prendre à dessein, puisqu’il l’avait appelée pour qu’elle lui apporte une bière alors qu’il était en plein ébat. Face à une telle humiliation, elle l’avait vivement incité à sortir de leur vie.
Mais le jeune homme savait que son père était pur. S’il s’était conduit ainsi, c’était qu’on l’y avait forcé, il n’y avait pas d’autre explication. Et puis sa mère avait dû le mériter.
Quoi qu’il en soit, il retrouva la femme de ménage, et s’introduisit chez elle. Elle vivait dans un minuscule appartement, décoré en dépit du bon goût. Les murs étaient ornés de photographies où on la voyait en compagnie d’un enfant nain. Le jeune homme remarqua alors que la femme souriait de façon provocante à chaque fois qu’elle était en contact direct avec le nain.
Les jours suivants, il suivit le petit garçon qu’on voyait sur les photos, et consigna ses moindres faits et gestes dans un petit carnet rouge.
- Comme celui de Mao ? Persifla Tintin.
- J’ignore qui est ce Mao, répondit Dupond, mais je doute qu’il ait été la source d’inspiration du jeune homme. Si tu me le permets, Dupont, je vais continuer. Rapidement, il constate que l’enfant assistait à des réunions secrètes. Le but de ces rassemblements de nains était vague, mais il était clair qu’ils avaient le pouvoir de provoquer une spectaculaire montée d’hormones par un simple contact physique. Le jeune homme était persuadé que le but de ces nains aphrodisiaques, comme il les avait surnommés, était de détruire l’institution du mariage. Il ne pouvait pas les laisser faire. Il ne voulait pas que d’autres enfants connaissent le déchirement que provoquait la déliquescence de la structure familiale nucléaire. Mais comment lutter seul ?
Il ne possédait ni super pouvoirs, ni armes, ni fortune. C’est à ce moment-là qu’il comprit qu’il lui fallait abandonner son identité civile. Ce jour-là, il devint Dupon. Au fil des années, il trouva des soldats prêts à s’investir dans sa cause. Nous avons abandonné notre vie passée. Nous sommes devenus des Dupons. Partout en Belgique, il y a des Dupont et Dupond qui veillent dans l’ombre pour contrecarrer les plans des nains aphrodisiaques. Quant à vous Tintin, chaque événement important de vote vie, chaque épreuve, vous ont conduit ici, à ce moment.
- Que voulez-vous dire ? Interrogea le reporter. Vous n’insinuez tout de même pas que…
- Si, reprit Dupont. Vous devez devenir l’un d’entre nous. Il est temps pour vous d’accomplir votre destinée et de devenir un Dupon, et pas n’importe lequel.
- Vous n’y pensez pas enfin ! Qui va s’occuper de Moulinsart ? Et que va devenir Milou ?!
- Le capitaine Haddock s’occupera de votre château. Expliqua Dupond. Quant à Milou, il nous serait très utile.
- Je suis navré, mais je refuse ! S’écria Tintin. Mais… qu’est-ce que c’est que ce bruit ?
- Vous n’avez pas détruit leur machine ? Hurla Dupont ?!
- Vous ne m’avez jamais parlé de machine ! Répliqua Tintin.
- Alors il est trop tard. Ils ont réussi à synthétiser la substance dont se servait le professeur pour ses implants capillaires. Ils ont dû lâcher une bombe contenant leur gaz, de manière à provoquer une catastrophe aphrodisiaque sur le pays. C’est la fin. »

Un couronnement, un duel à mort, des révélations, de l’action, de la passion…. A suivre… dans le volume 2 de « Tintin contre les nains aphrodisiaques » !!!
jeudi 8 juillet 2010
Tintin contre les nains aphrodisiaques volume 1 épisode 3
Le soir venu, des hommes en treillis de camouflage déambulèrent dans les rues. Le capitaine Haddock les précédait. Il était assis sur la selle du cheval du Général Alcazar, dont il serrait la taille avec beaucoup de vigueur. La petite troupe faisait tant de bruit devant l’entrepôt que les nains ne tardèrent pas à sortir du bâtiment. Ils se postèrent sur les remparts qui entouraient l’entrepôt, prêts à le défendre au péril de leur vie.
« - Caramba ! S’exclama le général Alcazar. Ces nains sont complamenté fous !
- Sauvages ! Hurla le capitaine Haddock. Analphabètes ! Je vais vous apprendre, flibustiers ! Mais c’est qu’ils nous bombardent ces saltimbanques de pacotille ! Tintin, moussaillon, j’espère que vous savez ce que vous faîtes !
- Lé yeune homme arrivéra à coup sour ! Déclara Alcazar. »

A quelques rues de là, sur le toit d’un immeuble… Tintin, vêtu d’un blouson en cuir d’aviateur et portant une paire de lunettes de soleil de marque, chevauchait la moto qu’avait trouvée le capitaine dans le laboratoire.
Nos héros avaient disposé des rampes diagonales sur tous les toits du quartier. Bien sûr, ce dispositif n’aurait pas été suffisant sans un petit ajout de Tryphon… Tintin déclencha la nitro et s’élança à toute allure. Bondissant ainsi de toit en toit, il fut bien vite à proximité de l’entrepôt. Alertés par le bruit, les nains se détournèrent du marin et du général et se préparèrent à bombarder le reporter. Mais avant qu’ils n’aient eu le temps de s’attaquer à lui, le jeune survola les remparts. Une fois au sol, il accéléra une fois encore, manquant d’écraser les nains aphrodisiaques à tout moment. Ces derniers se métamorphosèrent alors en nains acrobatiques et sautèrent dans tous les sens afin d’esquiver les bolides qui fonçaient sur eux.

Profitant de la confusion, Tintin se dressa sur une roue et pénétra dans le bâtiment. Roulant sur les marches, il se précipita à l’étage avant de plonger de son véhicule. Il dégaina un sac de toile et y enferma les gardiens de son ami, qui était inconscient. Il entendit alors le reste de leurs ennemis qui se précipitait vers eux. Levant la selle de sa monture motorisée, il s’empara d’une sorte de raquette métallique qu’il jeta au sol. Il installa le professeur, s’assit, puis mit les gaz. Lorsqu’il roula sur la raquette, elle se redressa, projetant la moto dans les airs. Alors que leur saut entrait dans la phase descendante, et qu’ils allaient s’écraser contre les remparts sans atteindre l’extérieur, Tintin appuya sur un bouton caché…
« - Mille sabord ! Regardez général ! La moto a des ailes !
- Ma si ! S’écria Alcazar ! Ils planent ! Cé garçon a téllamenté dé réssources ! »
L’engin plana quelques instants avant de se poser dans un parc. Mais le jeune homme ne s’arrêta pas. Il s’assura que le professeur était toujours à ses côtés, puis s’élança une dernière fois, pour ne s’arrêter qu’une fois arrivé à la base des Dupons.
Il posa gracieusement le véhicule à l’entrée, puis fut accueilli par les deux jumeaux policiers.
« - Venez Tintin. Nos experts vont s’occuper du professeur. Pendant ce temps, nous allons vous expliquer ce dont il retourne. Déclara Dupond.
- Je dirais même plus, nous allons tout vous expliquer ! Ajouta Dupont.
- Attendez ! S’écria Tintin. Je veux voir le professeur. Il aura besoin d’une figure familière à son réveil.
- Ne vous inquiétez pas pour ça. Répondit Dupont. Il verra l’un d’entre nous. Mais maintenant que le danger immédiat est écarté, il faut que vous compreniez les enjeux de notre lutte. Vas-y Dupond.
- Merci Dupont. L’histoire que je vais vous raconter cher Tintin, constitue l’origine secrète de notre ordre sacré. Elle ne doit jamais quitter ces murs.
- Votre ordre ? Interrompit le jeune homme. Mais de quoi parlez-vous ? Vous n’êtes tout de même pas une secte ?
A suivre....
lundi 5 juillet 2010
Tintin contre les nains aphrodisiaques - volume 1 épisode 2
Rien ne laissait présager l’aspect intérieur de l’endroit. On avait installé un véritable quartier général, rempli d’ordinateurs et d’équipement high tech. Le mobilier sortait tout droit du rayon le plus design d’un magasin de décoration, et les murs étaient d’un blanc immaculé dont l’intensité forçait à plisser les paupières. Mais le plus étonnant restait la présence de plusieurs dizaines de Dupons. Pourtant, Tintin était persuadé de ne pas rêver.
« - A présent, je vais vous expliquer de quoi il retourne. Déclara Dupond.
- Je dirais même plus. Reprit Dupont. Je vais vous expliquer. Les nains aphrodisiaques ont enlevé le professeur Tournesol pour pervertir une de ses inventions.
- De quelle invention parlez-vous ? Demanda Tintin.
- Il s’agit d’un ingénieux implant capillaire censé décupler les capacités intellectuelles de celui qui le porte ! Expliqua Dupont. Vous devez retrouver Tournesol pour empêcher qu’il ne les aide !
- Et pourquoi on devrait vous aider ? Interrogea le capitaine Haddock. C’est vous les policiers ! Voyez avec votre hiérarchie nom d’une pipe !
- Cette histoire ne concerne pas la police. Répondit Dupond.
- Je dirais même plus ! Ajouta Dupont. Ça ne concerne pas la police ! Tintin, vous êtes obligé de nous aider. Milou ne vous sera rendu que lorsque le professeur sera en lieu sûr.
- Milou ?! Qu’est-ce que vous lui avez fait ? S’écria le jeune homme. Je vous préviens que si vous touchez à un de ses poils…
- Milou est confortablement installé. Déclara Dupont.
- Je dirais même plus, Milou est en lieu sûr. Reprit Dupond. Nous ne voulons de mal à personne. Mais nous devons êtres sûrs que vous nous aiderez. Vous aurez toutes les réponses que vous voudrez plus tard.
- Mais enfin ! S’exclama Tintin. C’est insensé ! Dupont, Dupond, nous sommes amis ! Pourquoi tant de mystères ?!
- Vous ne voyez pas qu’on ne peut pas faire confiance à ces marins d’eau douce, Tintin ! Grommela le capitaine.
- Je suis désolé, mais vous n’avez pas le choix. Annonça Dupont.
- Je dirais même plus, vous n’avez pas le choix. On ignore totalement où se trouve le quartier général des nains aphrodisiaques. On connaît par contre leur fournisseur en chaussures. C’est auprès de lui que vous devez commencer vos investigations. Bien sûr, ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air. Le dépôt de monsieur Van Berg est une forteresse, et on ne vous laissera pas y entrer. Le seul moyen pour que vous le rencontriez serait de vous rendre dans son restaurant favori. Il y déjeune tous les jeudis. Bien sûr, l’endroit est entièrement réservé lorsqu’il y va. Vous ne pourrez pas y entrer en tant que clients. Tenez, voilà l’adresse.
- Venez capitaine, ne perdons pas de temps ! »

Le plan du duo reposait sur plusieurs phases dont le timing devait être précis. Le capitaine Haddock commença par acheter un joli panier en osier. Puis il s’invita dans le parc municipal afin d’y emprunter quelques roses, qu’il posa délicatement dans le panier. Tintin de son côté dégaina sa carte de presse en prétextant un reportage sur le système des égouts. Profitant d’un instant d’inattention de son guide, il s’éclipsa dans un couloir qui donnait sur les vestiaires. Un employé qui se douchait avait soigneusement plié son uniforme et l’avait déposé sur un banc. Le jeune homme s’en empara et, déguisé de la sorte, s’engouffra dans un tunnel, muni d’une carte du réseau. Cette traversée des souterrains était aussi répugnante qu’exaltante. Il se trouvait à présent sous le restaurant. Il consulta sa montre : si tout s’était bien passé, le capitaine Haddock devait être à l’entrée. Sa mission était de créer suffisamment d’animation en insistant pour vendre des fleurs, afin de détourner l’attention des hommes de main. Tintin s’équipa d’un pince-nez, puis s’enduit généreusement d’huile d’olive. Il prit une profonde inspiration, puis se jeta à l’eau. Il s’engouffra alors dans un tuyau très étroit, dans lequel il n’aurait jamais pu se glisser sans l’huile. Ondulant tel une anguille, il remonta l’ensemble de la canalisation. Après les secondes les plus longues de sa vie, il vit le bout du tunnel, et enfin, sortit sa tête d’une cuvette de toilettes.

Il se trouvait à présent dans les wcs pour hommes, isolé dans une cabine. Il consulta sa montre waterproof : il était arrivé juste à temps. C’était l’heure précise où le commis de cuisine venait se recoiffer. Conscient qu’il lui fallait l’immobiliser immédiatement, il ouvrit la porte et bondit sur le jeune homme qui s’admirait devant le miroir. Il l’attrapa par les cheveux et lui cogna la tête contre le lavabo, l’assommant. Il emprunta alors les vêtements de sa victime et l’attacha à la cuvette avant de le bâillonner. Ainsi déguisé, il n’avait plus qu’à se rendre en cuisine. Il versa une mixture maison dans le plat de Van Berg, qui ne manquerait pas de venir le féliciter. Et effectivement, il ne lui fallut attendre que quelques minutes avant que ce dernier ne fasse irruption dans la cuisine.
Il commença par flatter Tintin, puis, dégoûté par son odeur, ordonna à ses hommes de se débarrasser de lui.
Sans perdre un instant, le reporter se jeta sur le premier gorille qui se présenta et l’assomma d’un direct en plein visage. Il envoya le second au tapis en lui claquant littéralement la porte au nez. Il constata alors que les hommes de main de Van Berg étaient plus des ouistitis que des gorilles.
« - Laisse moi partir et je te donnerai 50 euros ! S’exclama le vendeur de chaussures.
- Je ne veux pas votre argent. Répondit Tintin. Je veux juste… 50 euros ?! C’est une plaisanterie ? Vous essayez de m’insulter ?! Sachez que je n’ai aucun problème financier monsieur ! Je veux juste retrouver mon ami !
- Mais qu’est-ce que j’ai à voir avec ça ?
- L’adresse où vous livrez les chaussures aux nains. Je la veux.
- Non, je ne peux pas ! Vous ne savez pas ce dont ils sont capables !
- Rassurez-vous. Reprit Tintin. Quand je les aurai trouvés, vous serez le cadet de leurs soucis.
- Je vous note leur adresse, mais vous ne parviendrez jamais à entrer, c’est une véritable forteresse !
- C’est ce que nous allons voir. »

Le jeune homme sortit par la grande porte, conscient que ce geste ne passerait pas inaperçu. Ses ennemis l’attendraient de pied ferme, mais la peur s’installerait. Une fois hors du restaurant, il aperçut le capitaine Haddock qui se disputait avec un fleuriste.
« - Vampire ! Anarchiste ! Bourreau des mœurs !
- Mais enfin capitaine, que se passe-t-il ?!
- Cet hurluberlu ne cesse de déplacer son chariot pour me voler mes clients, voilà ce qui se passe !
- La rue appartient à tous ! Répondit le marchand.
- Allons messieurs, tâchons de nous comporter en gentlemen. Intervint Tintin.
- Mille milliards de mille sabords ! S’exclama Haddock. Ne me dîtes pas que vous donnez raison à cet Olybrius Tintin !
- Il ne s’agit pas de ça capitaine. Nous avons ce pour quoi nous sommes venus.
- Vous l’avez ? Mais c’est formidable ! Mais je ne peux pas laisser ce malotru se conduire ainsi en toute impunité ! S’écria le capitaine. Mais… où est-il passé ?
- Peu importe. Nous n’avons plus de temps à perdre ! Venez !
- Escroc, imposteur… »
Si Van Berg avait dit la vérité, le professeur Tournesol était retenu dans un vieil entrepôt aux abords de la ville. Effectivement, un assaut frontal paraissait extrêmement dangereux. Ils n’avaient que peu de temps pour préparer leur stratégie. Ils retournèrent à Moulinsart, espérant trouver une invention de leur ami dont ils pourraient se servir afin de mener leur attaque. La pièce qu’avait investie le professeur était dans un tel désordre qu’ils ignoraient totalement où chercher.
« - Tintin, venez voir ! J’ai trouvé !
- Je suis désolé capitaine, mais je ne crois pas que ce soit le moment de faire de la motocyclette. Gronda Tintin.
- Mais non sacripant ! Regardez les plans dessinés par Tryphon ! C’est notre porte d’entrée ! »
A suivre
vendredi 2 juillet 2010
Tintin contre les nains aphrodisiaques - volume 1 épisode 1

A quelques kilomètres de là, le professeur Tournesol travaillait à la création d’une prothèse capillaire censée décupler les capacités intellectuelles de son porteur. C’était un projet ambitieux qu’il entreprenait avec son confrère et ami, le professeur Dubloc, un homme chauve à la barbe rousse impressionnante. Tout à coup, la sonnerie de la porte d’entrée du laboratoire retentir :
« - Tiens, nous avons de la visite ! S’exclama Dubloc.
- Comment ça je ne suis pas invisible ? S’exclama Tournesol.
- Non, je voulais dire qu’on sonne à la porte !
- Bien sûr que c’est une teinture naturelle. Répondit Tournesol. Vous savez bien que je suis contre tous ces produits chimiques !
- Laissez tomber, je vais ouvrir la porte. Reprit Dubloc.
- Je ne vous le fais pas dire ! »
Lorsque le professeur Dubloc ouvrit la porte, il fut surpris de ne trouver personne face à lui. Puis il baissa les yeux et constata que c’était un nain au regard lubrique qui venait de sonner. De manière inexplicable, il sentit ses hormones le réchauffer de part en part.
Au même moment, Tintin couvrait une exposition au musée pour le quotidien « Moulinsart People ». Le thème était les hommes fleurs du Rhin. Ce sujet n’intéressait pas du tout le jeune homme, mais il devait refaire ses preuves en tant que journaliste avant qu’on ne lui confie des enquêtes plus sérieuses. Il avait décidé de reprendre son travail pour s’éloigner un peu de Moulinsart, où il avait l’impression de ne plus avancer. De plus, l’attitude paternaliste du capitaine Haddock le mettait de plus en plus mal à l’aise, et il avait besoin de réfléchir à leur relation.
Alors qu’il s’apprêtait à prendre en photo l’une des statues d’homme fleur, une petite forme roula devant lui en couinant. Il constata alors qu’il était entouré de nains déguisés en hommes fleurs. Or, il savait pertinemment que ce groupe refusait les personnes qu’il qualifiait de « différentes », raison pour laquelle il n’avait lui-même pas pu en faire partie. Tout à coup, le conservateur du musée trébucha sur l’un des nains. A peine l’avait-il touché qu’un désir irrépressible d’organiser une orgie l’envahit, ce que ne manqua pas de remarquer Tintin. Cette atmosphère de désir s’étendit à chaque personne qui rentrait en contact avec l’un des nains. Le reporter comprit alors qu’il était leur cible. Ils s’approchaient lentement mais sûrement de lui, et s’apprêtaient à le toucher à tout instant. Il ne pouvait pas se laisser faire. Tel Conan le destructeur, il devait s’emparer d’une épée à faire tournoyer. Faute de lame, il attrapa un lourd vase et tenta de balayer ses adversaires. Mais il perdit l’équilibre et s’étala de tout son long. Il avait raté sa chance et était à leur merci…. C’était la fin.
Il se roula en boule dans l’attente de l’attaque. Mais après une vingtaine de secondes, rien ne s’était passé. Il ouvrit les yeux et vit les Dupont et Dupond qui l’aidèrent à se relever.
« - Sapristi, je n’ai jamais été aussi content de vous voir !- Nous n’avons pas le temps de parler. Lança Dupond. On doit y aller !
- Je dirais même plus. Ajouta Dupont. Nous devons partir ! »
Les nains reposaient tous au sol, inconscients. Sans perdre un instant, le trio sortir du musée et s’engouffra dans une berline noire. Le reporter était encore sous le choc. Il n’avait jamais été confronté à une telle attaque, et il n’avait pas l’habitude d’être secouru par Dupont et Dupond.
Ces derniers étaient d’ailleurs étonnamment silencieux. Tintin reconnut alors le quartier où ils se trouvaient : c’était là que le professeur Tournesol se rendait lorsqu’il souhaitait mener des expériences sans risquer les représailles du capitaine Haddock.
Il n’eut pas le loisir de s’interroger davantage sur la raison de cette destination, car les frères policiers l’invitèrent à descendre de voiture. Le trajet jusqu’au laboratoire se fit sans qu’une parole ne soit échangée. Lorsqu’ils furent à proximité de l’entrée, Tintin aperçut des jambes. Quelqu’un était allongé sur le pallier, et ce n’était certainement pas pour faire une sieste. Il s’approcha, anxieux. Tournesol était-il évanoui, ou était-ce plus grave ? Une fois devant l’encadrement de la porte, il constata avec soulagement qu’il ne s’agissait pas de son ami mais d’un homme chauve à la barbe rousse.
Peu intéressé par le sort de l’inconnu, le reporter pénétra dans le laboratoire et entreprit d’examiner la scène du crime. La victime tenait la manche d’une veste qui pendait au porte-manteaux d’entrée. Tintin vit la scène : on sonne à la porte. Le chauve hideux ouvre. Un nain aphrodisiaque se jette sur lui. L’homme bascule en arrière et tente de se rattraper à une veste, mais la manche qu’il agrippe se déchire et il est précipité au sol. Le plaisir provoqué par l’explosion hormonale n’a d’égale que la douleur de son crâne qui s’écrase contre le carrelage.
Tintin s’approcha alors d’un établi où reposaient des débris de tubes à essai. Tournesol n’a pas entendu l’affrontement entre son confrère et leur visiteur. Il reste concentré sur sa tâche et tente d’assembler deux composés extrêmement instables. Au moment où le nain bondit pour appliquer un mouchoir imbibé de chloroforme sur son visage, le professeur mélange les produits. Une petite explosion souffle alors les deux hommes qui mordent la poussière.
Tournesol avait donc été kidnappé… Mais pourquoi ?! Qui pouvait en vouloir à un homme si charmant ? A moins qu’une de ses conventions ne soit convoitée par quelque esprit maléfique. Oui, c’était certainement ça.
Des éclats de voix attirèrent l’attention du jeune homme. « Tonnerre de Brest ! Vous allez me dire ce qu’on fait là bande de moules à gaufres ! »
Le capitaine Haddock fit alors irruption, suivi de Dupont et Dupond. Mais cela n’avait aucun sens ! Les 2 frères policiers étaient déjà dans le laboratoire avec Tintin. A présent, ils étaient 4 !
« - Messieurs, je crois que vous nous devez quelques explications ! Déclara le reporter.
- Je suis désolé, nous ne pouvons rien dire pour l’instant. Répondit Dupond.
- Je dirais même plus. Reprit Dupont. Nous ne pouvons rien dire pour le moment !
- Mille milliards de sabords ! S’écria le capitaine. Iconoclastes ! Va nus pieds !
- Calmez-vous capitaine ! Intervint Tintin. Je suis certain que nos amis ont une explication.
- En effet, mais nous ne pouvons pas en parler maintenant. Répondit Dupont.
- Je dirais même plus, compléta Dupond, nous ne pouvons pas en discuter maintenant.
- Et vous croyez qu’on va vous suivre comme ça ? S’écria Haddock. Bande de bachibouzouks !
- Nous sommes désolés. Déclarèrent les Dupons. Mais vous devez nous suivre. »

mardi 25 mai 2010
Et si Daredevil avait été sourd muet? - une fan fiction dramatique.
que j'ai rédigé cette petite fan fiction sur tête à cornes.
"Je m’appelle Uatu. Je suis le gardien de cet univers. Notre rôle est d’observer, sans jamais agir. Dans votre monde, le justicier masqué Daredevil a transcendé sa cécité pour devenir un avocat brillant et un héros respecté. Mais que ce serait-il passé si l’homme sans peur avait été sourd et muet ?

L’arrivée d’une étudiante Grecque appelée Elektra Natchios est un rayon de soleil dans la vie du jeune Murdock. Mais alors qu’il prend son courage à deux mains et se décide à l’aborder, la jeune femme s’amuse de son handicap. En la voyant dans les bras de son ennemi juré, l’ignoble Foggy, Matt, totalement désabusé, décide d’abandonner les études et de suivre les traces de son père sur le ring. Mais lorsqu’il annonce son projet à Jack Murdock, ce dernier, saoul comme un tonneau, lui assène une sévère correction avant de noyer son chagrin dans une quantité encore plus impressionnante d’alcool. Et c’est avec un taux de 8,5 grammes par litre de sang que Jack Murdock chute du toit d’un immeuble en tentant de décrocher la lune.

- Je n’ai plus rien à perdre. Répond Matt en langage des signes.
- Un sourd muet ? Intéressant ! Je n’aurai pas trop à me soucier de tes bavardages. Tu vas devenir mon bras droit.
- Mais vous ne pouvez pas faire ça, patron ! Lance un homme en costume noir.
- Tu n’as pas à intervenir Bullseye. Lance le caïd. »
Matt s’engage alors dans la violente croisade du caïd pour maintenir son empire criminel. Une relation père/fils se noue entre les deux hommes lorsque Matt empêche une tentative de meurtre de Bullseye durant laquelle Richard Fisk, le fils naturel du caïd, perd la vie. A la mort de Wilson Fisk, Murdock prend possession de son héritage et décide de se racheter en œuvrant pour la ville et ses habitants les plus défavorisés.

Si la cécité a fait de Matt Murdock un héros, la surdité en a fait un martyr. Votre Daredevil a beaucoup souffert, mais c’est parce qu’il avait connu le bonheur qu’il a été atteint. Ce Murdock là n’aura jamais eu de réconfort. "












